ASPIRALE
" Parti sans trop m'en rendre compte, me voici désormais loin de chez moi. Le retour est un nouvel ailleurs et le signe d'un nouveau
départ..." Abalem

plus sa tête. laisse le silence. créer sa présence. et Ô découverte. la fontaine
s'est offerte. les aspérités qui tapissent ses parois font naître son intime vouloir. celui de se voir dans son miroir. il n'y a qu' elles pour retenir son pas. élever son front par-delà le trépas.
apprendre à faire résonner la belle note. le long du velours de sa cotte. compter les étirements de sa bouche. jusqu'à la racine de sa souche. multiplier les puits de sa peau. pour engranger le sel
de son silo. connaître le fulgurant écho des monts et des vaux. soufflant sur l'échine de la muraille de son dos. se souvenir d'un des raz de marée. dévastant à tous points cardinaux sa cité. définir son éclat de lumière. alors que la nuit l'enserre. tout le
reste du monde glisse vers le bas. et se fracasse pulvérisé contre le terreux glas. là où sa mémoire des mots s'entaille. là où son château for trésaille. ses îlots de halos jamais ne
défaillent.